• Media type: E-Article
  • Title: La difficile fabrique d’une revue « globale »
  • Contributor: Messling, Markus
  • Source: Annales. Histoire, Sciences Sociales ; 75 ( 2020 ) S. 667-679
  • Published: Cambridge University Press (CUP), 2020
  • Language: English
  • DOI: 10.1017/ahss.2021.7
  • ISSN: 0395-2649; 1953-8146
  • Keywords: General Social Sciences ; History
  • Abstract: <jats:title>La difficile fabrique d’une revue « globale »</jats:title><jats:p>Avec le lancement du partenariat avec Cambridge University Press en 2017, les <jats:italic>Annales</jats:italic> sont devenues une revue « globale » dans le domaine des sciences humaines et sociales. Afin d’éviter l’écueil d’un « globalisme flasque », cet article entend réfléchir à la place de l’édition française par rapport à l’édition anglaise. Ici, c’est non seulement la relation du local au global qui importe, mais aussi la question de l’articulation entre particularité et universalité du savoir. Acclimatée dans la revue, c’est avant tout la micro-histoire qui a exploré la pertinence d’une situation et des indices qu’elle fournit pour les processus épistémologiques. C’est la raison pour laquelle les Annales ont, plus fortement que l’école des Annales, insisté sur le rôle des subjectivités par rapport aux structures. La revue s’est intéressée avant tout aux jeux d’échelles et aux moyens narratifs qui permettent aux acteurs comme aux historiens d’élargir leur horizon – en allant des situations concrètes vers une conception générale – et d’élaborer, de la sorte, une compréhension spécifique du monde. Ce tournant dans la production de connaissances se rapproche du <jats:italic>reflexive turn</jats:italic> et rejoint l’« histoire-problème » associée aux <jats:italic>Annales</jats:italic>. Il reviendra à la revue de faire valoir son propre trajet vers l’histoire globale pour réfléchir aux processus spécifiques d’universalisation du savoir qui y sont inclus.</jats:p>
  • Description: <jats:title>La difficile fabrique d’une revue « globale »</jats:title><jats:p>Avec le lancement du partenariat avec Cambridge University Press en 2017, les <jats:italic>Annales</jats:italic> sont devenues une revue « globale » dans le domaine des sciences humaines et sociales. Afin d’éviter l’écueil d’un « globalisme flasque », cet article entend réfléchir à la place de l’édition française par rapport à l’édition anglaise. Ici, c’est non seulement la relation du local au global qui importe, mais aussi la question de l’articulation entre particularité et universalité du savoir. Acclimatée dans la revue, c’est avant tout la micro-histoire qui a exploré la pertinence d’une situation et des indices qu’elle fournit pour les processus épistémologiques. C’est la raison pour laquelle les Annales ont, plus fortement que l’école des Annales, insisté sur le rôle des subjectivités par rapport aux structures. La revue s’est intéressée avant tout aux jeux d’échelles et aux moyens narratifs qui permettent aux acteurs comme aux historiens d’élargir leur horizon – en allant des situations concrètes vers une conception générale – et d’élaborer, de la sorte, une compréhension spécifique du monde. Ce tournant dans la production de connaissances se rapproche du <jats:italic>reflexive turn</jats:italic> et rejoint l’« histoire-problème » associée aux <jats:italic>Annales</jats:italic>. Il reviendra à la revue de faire valoir son propre trajet vers l’histoire globale pour réfléchir aux processus spécifiques d’universalisation du savoir qui y sont inclus.</jats:p>